Selon l'Association internationale du transport aérien (IATA), la demande mondiale de fret aérien, mesurée en tonnes-kilomètres de fret (CTK), a progressé de 7,7 % sur un an en septembre 2026, dont 8,6 % à l'international. La capacité (ACTK) a augmenté de 2,7 %, et de 3,3 % sur les lignes internationales.
Par région, les compagnies nord-américaines affichent la plus forte hausse de demande (+11,8 %), pour une capacité en hausse de seulement 0,8 %. L'Asie-Pacifique progresse de 8,6 % pour une capacité de +4,9 % ; l'Europe de 4,5 %, avec une capacité en recul de 1,6 % ; le Moyen-Orient de 3,8 %, la région la plus faible, avec une capacité en hausse de 7,0 %. Côté axes, Asie-Amérique du Nord arrive en tête, devant l'intra-Asie, Europe-Amérique du Nord et Europe-Asie ; les liaisons Europe-Moyen-Orient et Moyen-Orient-Asie restent en baisse.
Pour Marie Owens Thomsen, économiste en chef de l'IATA, le commerce mondial et l'industrie manufacturière soutiennent la demande, et les expéditions liées à l'intelligence artificielle tirent à nouveau la transpacifique à deux chiffres. Mais « le défi, c'est le coût » : le carburant aviation a plus que doublé sur un an et les rendements n'ont pas suivi. En septembre, le prix du kérosène a bondi de 17,5 % sur un mois et de 103,4 % sur un an. Le commerce mondial a crû de 3,6 % en août, soit 42 mois consécutifs de hausse ; l'indice PMI de la production manufacturière mondiale a gagné 0,7 point à 53,8 et celui des nouvelles commandes à l'export 0,5 point à 51,9, tous deux au plus haut depuis cinq ans.
